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La Santé

L’animal à l'air mal en point … C’EST UN MESSAGE : QUELQUE CHOSE SE PASSE Le chien ou le chat sont particulièrement ritualisés dans leurs comportements du quotidien, souvent «réglés comme du papier à  musique» pour réagir à nos emplois du temps qui dictent les leurs. C’est d’ailleurs dans la « routine » que nos compagnons se sentent  le mieux (surtout les plus sensibles) : c’est habituel donc prévisible, alors ça les rassure.  Au rythme de nos allées et venues, entièrement dépendant, le chien se fabrique un « catalogue de comportements canins » persos,  tout organisé autour de nos activités humaines, professionnelles ou autres.  Idem pour le chat, même si celui-ci peut sortir parfois et donc être un peu plus libre.  Toute modification singulière des conduites de nos compagnons, de leur aspect physique et leur regard doit donc retenir l’attention du  maître.

Comment pourraient-ils

comprendre ?

Les visites chez ce praticien n’enchantent pas nos compagnons. Nous voulons les voir guérir, mais ils n’ont aucune possibilité de comprendre le sens d’interventions médicales parfois douloureuses. Comment un animal pourrait-il comprendre que subir des soins déplaisants soit en réalité pour son bien ?  Ils sont peu coopératifs pour  certains, et on les comprend !  Ils n’aiment pas qu’on les attache,  les muselle, les immobilise écrasés  sur une table, les pique ou leur  enfonce instruments ou produits dans  les orifices naturels, etc…-idem pour  les êtres humains d’ailleurs, bien  qu’ils aient pourtant la capacité de  s’expliquer ces nécessités- !   Les animaux eux, vivent toute cette  sollicitude comme une atteinte à leur  intégrité physique, à leur bien- être.  Dès leur plus jeune âge, quelques  apprentissages appropriés pourront  les aider à mieux tolérer les soins de  notre part, comme à mieux vivre ces  passages obligés (vaccinations,  détartrages) dans ce lieu aux odeurs  fortes et non familières.
Sa « mine abattue », son manque d’entrain à sortir en balade, sa gamelle qui ne le motive plus, ses  jouets qui le laissent insensible sont déjà des signes de malaise manifeste.  S’il ne se lève plus ou cherche à s’isoler, s’il est agité, halète fortement, geint, boîte, titube, s’essouffle  vite, boit davantage, vomit, tousse, crache, a la diarrhée ou du mal à éliminer : autant de  comportements qui signalent l’inconfort ou la douleur et qui doivent donc nous alerter.  Sans se précipiter chez le vétérinaire au moindre gémissement, il y a lieu de faire preuve de calme et  discernement : répondre promptement s’il y a urgence ou plutôt prendre un peu le temps d’examiner la  situation.  Les maîtres d’animaux familiers se sentent souvent démunis face à la maladie de leur compagnon, un  peu comme ces parents avec leur bébé malade, qui ne peut expliquer ni son mal ni son ressenti. Il est  parfois difficile de faire la part des choses devant le changement remarqué : est-ce le signe annonciateur  de maladie grave ou «cela va t’il passer rapidement ? »   Les vétérinaires nous conseillent d’avoir le réflexe de prendre la température de notre chien ou notre  chat s’il semble mal en point, les normales se situant autour de 38°5. En dessous de 37°5 ou au-dessus  de 39°5, mieux vaut faire examiner l’animal au plus vite.   Ces praticiens nous ont appris aussi à repérer certains symptômes qui les guideront vers un diagnostic  plus rapide, et ils nous informent par ex :      Qu’en été, une respiration rapide, des halètements sonores et une démarche chancelante peuvent  être signes d’un coup de chaleur.      Un chat qui n’arrive plus à déglutir peut faire une angine ou une affection de l’appareil digestif  (dents, larynx..)      Un animal qui boit énormément, s’essouffle facilement…une affection des reins ou autre maladie.      Un chien abattu sans appétit, dont les urines deviennent foncées, peut faire penser à une  piroplasmose transmise par une tique infectée.      Un chien de grande taille, prostré, faisant de vains efforts pour vomir, peut faire un retournement  d’estomac (complication survenant souvent après l’absorption d’une grande quantité d’aliment ou d’eau,  suivie d’effort physique intense) Le vétérinaire devra intervenir sur l’heure pour sauver l’animal.      Un animal qui boîte s’est peut-être fait une entorse, une fracture (mais avant de s’alarmer, il est bon  de vérifier préalablement l’intégrité des coussinets !)   Pour minimiser le stress inévitable des soins  Habituer très tôt le jeune animal à être manipulé, brossé par différentes personnes, doucement avec  des caresses, d’abord debout, puis couché. D’une voix enjouée obtenir gentiment son calme et prendre  garde à ne pas lui faire vivre négativement tout contrôle régulier des yeux, oreilles, dents,  pattes…obtenir progressivement sa docilité par terre pour ces soins, ensuite sur une table, et gratifier la  docilité d’une petite friandise.       Familiariser très jeune, le chiot à la muselière, en la banalisant et gratifiant l’animal en mettant une  gourmandise au fond. (On peut cependant s’y prendre de même avec un adulte, en la lui faisant porter  de courts instants, sans raison ou en jouant avec lui, en le caressant)      Habituer également de manière ludique, le chiot ou le chaton à entrer, occuper et ressortir de sa  boîte de transport, en y jouant avec lui par exemple. Ou bien la laisser ouverte près de son lieu de  couchage pour qu’il la découvre par lui-même : cette boîte n’est ainsi plus associée d’avance à un fatal  mauvais traitement.       Veiller à ce que la voiture soit associée aux sorties agréables comme la promenade pour le chien par  exemple, et pas juste réservée aux visites chez le vétérinaire (c’est le cas pour certains gros chiens qui  sortent peu ou toujours en balade « à patte » ou pour les chats et qui reconnaissent déjà le transport en  voiture comme signe annonciateur de misères !)  Grâce à ces quelques apprentissages, les soins chez le vétérinaire seront déjà vécus un peu moins  durement, parce que la détresse émotive ne naîtra pas d’avance. Monter sur la table d’examen, être  manipulé, inspecté, porter sa muselière (si elle est nécessaire pour certains chiens)…tout cela ne sera  pas forcément promesse de tourments, mais gestes anodins ou de bienveillance.  Lors de ces visites, l’animal perçoit très bien l’attention renforcée, l’inquiétude, les émotions négatives  du maître, et il est évident que notre anxiété ne l’aide pas, bien au contraire.   Son bien être commande davantage une certaine neutralité de notre part. Inutile de vouloir le rassurer  par exemple quand il tremble, ce qui aboutit à l’effet inverse, c'est-à-dire le conforter dans le fait qu’il  a raison d’être effrayé ! Dans ces circonstances ou d’autres, nous aidons l’animal qui a peur si nous  banalisons ce moment, et s’il ne rencontre rien d’autre que notre calme  Ils ne sont pas à l’abri de nos problèmes ! Les chiens et les chats qui vivent étroitement avec les humains, se laissent imprégner telle une «éponge affective» . Émotionnellement en première ligne, ils partagent les tracas de leurs maîtres, leurs contrariétés et conflits, subissent leur méconnaissance des spécificités de l’espèce canine ou féline ainsi que leur anthropomorphisme. Nombre de leurs affections peuvent être les symptômes de difficultés d’adaptation, de dysfonctionnements de la relation homme/animal.  Le chien, animal social auquel des règles de vie claires et permanentes doivent être posées pour son  confort relationnel, se voit souvent attribuer maladroitement les privilèges de la dominance par ses  maîtres, qui prétendent ensuite exiger son obéissance. A cette place intenable, le chien déploie des  comportements désordonnés en proie à des émotions contradictoires.   Or des émotions non ou mal gouvernées finissent toujours par provoquer des troubles métaboliques , et  pour peu que ces émotions soient durables, ces troubles métaboliques finissent par provoquer des  maladies organiques.   La peau semble le récepteur le plus sensible à ces modifications bio émotionnelles. Le tube digestif est  lui aussi un excellent récepteur d’émotions…l’appareil urinaire…ainsi que le cœur .   Résultat, l’animal se gratte ou se lèche nerveusement, tousse, vomit, a la diarrhée, boîte ou bien tourne  après sa queue, aboie, miaule, urine ou défèque (des selles moulées) dans la maison… Ces douleurs,  lésions ou comportements altérés étant l’exact reflet des émotions ressenties.  Le chat plus indépendant que le chien arrive à prendre plus de distance face aux problèmes des  humains, sauf s’il vit une relation symbiotique avec son maître.  Tzarine, chatte de la race «Sacré de Birmanie» vit seule avec Brigitte très angoissée qui la caresse ou la  cajole de manière excessive. Elle se lèche certaines parties du corps et de la queue et ces léchages  stéréotypés vont jusqu'à l’automutilation, laissant apparaître des plaques d'alopécie.  Malgré plusieurs traitements dermatologiques ordonnés par le vétérinaire, elle n’est pas guérie. Dès son  retour du travail, plus Brigitte «chouchoute» et inspecte le pelage de la chatte, et plus la Birmane se  mutile.   Le toilettage a normalement chez le félin une fonction anxiolytique. Dans le cas d’angoisse vécue par  l’animal, ce toilettage outrancier devient une activité de substitution pour se calmer. Les caresses  excessives de Brigitte, ainsi que les attentions et les contrôles anxieux du poil de la chatte, perpétuent  son comportement de léchage.  Certaines affections peuvent aussi survenir en réaction aux problèmes personnels de membres de la  famille (divorce, conflit momentané ou autre choc intra familial, déménagement, etc)   Problèmes qui ne sont pas vécus « pour eux même » par l’animal, car ça n’est pas tant le caractère  heureux ou malheureux du changement de vie qui est en cause, mais plutôt le sentiment d’insécurité  qu’il engendre.  Parce qu’un animal familier ne peut pas être considéré indépendamment de ses relations avec ses  maîtres, face à la maladie de son compagnon, tout propriétaire devrait re-situer cette «plainte» dans son  système relationnel, en se posant quelques questions     Qu’est-ce qui a changé dans l’environnement  perceptif de mon chien ou de mon chat ?      N’y a-t-il pas actuellement un problème personnel ou familial qui me fait réagir différemment face à  lui ?      Quelle est mon attitude envers mon animal ? Ne suis-je pas trop anxieux pour lui ?       Mon attachement pour lui n’est-il pas excessif, est-ce que je ne le cajole pas trop ? Ne me suis-je pas  appuyé sur l’entretien et le maintien de cet attachement qui ne le laisse pas devenir plus autonome et  équilibré ?       Est-ce que je ne projette pas sur lui des désirs inconscients, des fantasmes qu’un animal ne peut ni  réaliser ni assumer ? Ceux-ci influencent la manière d’être avec le chien (ou le chat) et interfèrent sur  les affects et la santé de ce dernier.

Savoir repérer les signes du malaise

 Plutôt initier la confiance pour donner les soins

Une fois le diagnostic établi, le maître  suivra scrupuleusement les prescriptions  du vétérinaire.   Les soins doivent être effectués sans  excès, avec douceur et sans forcer  l’attention que l’on porte à l’animal  malade.  Plutôt qu’employer la manière forte  pour administrer un médicament ou  réaliser un soin, veillez à aborder  l’animal d’une voix incitatrice et gaie.  Pas non plus question de l’attirer vers  vous avec une friandise par exemple,  pour le capturer traîtreusement et lui  faire ensuite subir vos manipulations.  Prenez le temps, faites-en une activité  ludique, surtout au premier soin qui  servira de modèle futur. En instaurant la  confiance vous aurez plus de chance  d’obtenir sa coopération, par la  promesse de vos attentions, caresses et  gaîté.  Les interactions basées sur la confiance  ont toujours une fonction tranquillisante,  à l’inverse celles basées sur la tromperie  sont toxiques et angoissantes et risquent  de retarder la guérison de votre  compagnon.  Si l’animal souffre, certains soins sont  parfois douloureux. Comprenez alors  qu’il peut se retourner sur la main qui  l’agresse… anticipez dans ce cas, et  prévoyez alors de vous protéger.  Ne négligez jamais de caresser, de la  voix et de la main, l’animal qui a été  patient et docile quand vous avez vérifié,  par exemple, points de sutures,  écoulements ou infections possibles  après une opération. Il a surmonté sa  peur en vous faisant confiance, les soins  suivants en seront facilités.   Après avoir bien récupéré d’un acte  chirurgical, certains chiens sont heureux  de pouvoir jouer et sauter de nouveau !  C’est aux maîtres de juguler ces fougues  pour éviter les complications (même  chose pour un cardiaque !)  S’il est capital que l’animal ait à la  maison «une place à lui» pour se reposer,  quand il est malade il a encore  davantage droit à la quiétude et doit  pouvoir profiter d’un isolement  réparateur. Sans forcément le changer de  place, veillez plutôt à réduire bruit et  agitation autour de l’animal et faites  respecter son repos, aux enfants en  particulier. Le plus souvent le traitement  permet d’enrayer l’affection. Malgré tous  ces soins, il arrive parfois qu’une boiterie  récidive. Qui n’a pas connu un chien à la  «claudication diplomatique» ? qui, bien  que guéri, utilise ce stratagème pour  attirer l’attention et retrouver la  sollicitude affectueuse obtenue lors des  soins post-opératoires, ou même pour se  rendre pitoyable lorsqu’il est grondé !   D’autres fois la maladie, les mêmes  gastrites, diarrhées ou dermatoses  reviennent. Il y a lieu alors de se  demander, ce qui dans l’environnement  perceptif de l’animal, pourrait bien  induire ces récurrences.

 Pour minimiser le stress

inévitable des soins

 Habituer très tôt le jeune animal à être manipulé, brossé par différentes personnes, doucement avec  des caresses, d’abord debout, puis couché. D’une voix enjouée obtenir gentiment son calme et prendre  garde à ne pas lui faire vivre négativement tout contrôle régulier des yeux, oreilles, dents,  pattes…obtenir progressivement sa docilité par terre pour ces soins, ensuite sur une table, et gratifier la  docilité d’une petite friandise.       Familiariser très jeune, le chiot à la muselière, en la banalisant et gratifiant l’animal en mettant une  gourmandise au fond. (On peut cependant s’y prendre de même avec un adulte, en la lui faisant porter  de courts instants, sans raison ou en jouant avec lui, en le caressant)      Habituer également de manière ludique, le chiot ou le chaton à entrer, occuper et ressortir de sa  boîte de transport, en y jouant avec lui par exemple. Ou bien la laisser ouverte près de son lieu de  couchage pour qu’il la découvre par lui-même : cette boîte n’est ainsi plus associée d’avance à un fatal  mauvais traitement.       Veiller à ce que la voiture soit associée aux sorties agréables comme la promenade pour le chien par  exemple, et pas juste réservée aux visites chez le vétérinaire (c’est le cas pour certains gros chiens qui  sortent peu ou toujours en balade « à patte » ou pour les chats et qui reconnaissent déjà le transport en  voiture comme signe annonciateur de misères !)  Grâce à ces quelques apprentissages, les soins chez le vétérinaire seront déjà vécus un peu moins  durement, parce que la détresse émotive ne naîtra pas d’avance. Monter sur la table d’examen, être  manipulé, inspecté, porter sa muselière (si elle est nécessaire pour certains chiens)…tout cela ne sera  pas forcément promesse de tourments, mais gestes anodins ou de bienveillance.  Lors de ces visites, l’animal perçoit très bien l’attention renforcée, l’inquiétude, les émotions négatives  du maître, et il est évident que notre anxiété ne l’aide pas, bien au contraire.   Son bien être commande davantage une certaine neutralité de notre part. Inutile de vouloir le rassurer  par exemple quand il tremble, ce qui aboutit à l’effet inverse, c'est-à-dire le conforter dans le fait qu’il  a raison d’être effrayé ! Dans ces circonstances ou d’autres, nous aidons l’animal qui a peur si nous  banalisons ce moment, et s’il ne rencontre rien d’autre que notre calme

Ils ne sont pas à l’abri de nos problèmes !

Les chiens et les chats qui vivent étroitement avec les humains, se laissent imprégner telle une «éponge affective» . Émotionnellement en première ligne, ils partagent les tracas de leurs maîtres, leurs contrariétés et conflits, subissent leur méconnaissance des spécificités de l’espèce canine ou féline ainsi que leur anthropomorphisme. Nombre de leurs affections peuvent être les symptômes de difficultés d’adaptation, de dysfonctionnements de la relation homme/animal.  Le chien, animal social auquel des règles de vie claires et permanentes doivent être posées pour son  confort relationnel, se voit souvent attribuer maladroitement les privilèges de la dominance par ses  maîtres, qui prétendent ensuite exiger son obéissance. A cette place intenable, le chien déploie des  comportements désordonnés en proie à des émotions contradictoires.   Or des émotions non ou mal gouvernées finissent toujours par provoquer des troubles métaboliques , et  pour peu que ces émotions soient durables, ces troubles métaboliques finissent par provoquer des  maladies organiques.   La peau semble le récepteur le plus sensible à ces modifications bio émotionnelles. Le tube digestif est  lui aussi un excellent récepteur d’émotions…l’appareil urinaire…ainsi que le cœur .   Résultat, l’animal se gratte ou se lèche nerveusement, tousse, vomit, a la diarrhée, boîte ou bien tourne  après sa queue, aboie, miaule, urine ou défèque (des selles moulées) dans la maison… Ces douleurs,  lésions ou comportements altérés étant l’exact reflet des émotions ressenties.  Le chat plus indépendant que le chien arrive à prendre plus de distance face aux problèmes des  humains, sauf s’il vit une relation symbiotique avec son maître.  Tzarine, chatte de la race «Sacré de Birmanie» vit seule avec Brigitte très angoissée qui la caresse ou la  cajole de manière excessive. Elle se lèche certaines parties du corps et de la queue et ces léchages  stéréotypés vont jusqu'à l’automutilation, laissant apparaître des plaques d'alopécie.  Malgré plusieurs traitements dermatologiques ordonnés par le vétérinaire, elle n’est pas guérie. Dès son  retour du travail, plus Brigitte «chouchoute» et inspecte le pelage de la chatte, et plus la Birmane se  mutile.   Le toilettage a normalement chez le félin une fonction anxiolytique. Dans le cas d’angoisse vécue par  l’animal, ce toilettage outrancier devient une activité de substitution pour se calmer. Les caresses  excessives de Brigitte, ainsi que les attentions et les contrôles anxieux du poil de la chatte, perpétuent  son comportement de léchage.  Certaines affections peuvent aussi survenir en réaction aux problèmes personnels de membres de la  famille (divorce, conflit momentané ou autre choc intra familial, déménagement, etc)   Problèmes qui ne sont pas vécus « pour eux même » par l’animal, car ça n’est pas tant le caractère  heureux ou malheureux du changement de vie qui est en cause, mais plutôt le sentiment d’insécurité  qu’il engendre.  Parce qu’un animal familier ne peut pas être considéré indépendamment de ses relations avec ses  maîtres, face à la maladie de son compagnon, tout propriétaire devrait re-situer cette «plainte» dans son  système relationnel, en se posant quelques questions     Qu’est-ce qui a changé dans l’environnement  perceptif de mon chien ou de mon chat ?      N’y a-t-il pas actuellement un problème personnel ou familial qui me fait réagir différemment face à  lui ?      Quelle est mon attitude envers mon animal ? Ne suis-je pas trop anxieux pour lui ?       Mon attachement pour lui n’est-il pas excessif, est-ce que je ne le cajole pas trop ? Ne me suis-je pas  appuyé sur l’entretien et le maintien de cet attachement qui ne le laisse pas devenir plus autonome et  équilibré ?       Est-ce que je ne projette pas sur lui des désirs inconscients, des fantasmes qu’un animal ne peut ni  réaliser ni assumer ? Ceux-ci influencent la manière d’être avec le chien (ou le chat) et interfèrent sur  les affects et la santé de ce dernier.
Source : Co-rédaction de Danièle Mirat et Françoise Gaudron comportementalistes  http://www.communicanis.com et http://www.maitre-animal.com       CYRULNIK "Les animaux de compagnie peuvent être des symptômes de troubles psychiatriques" Le  Monde 26/09/99   R. DANTZER « L’illusion psychosomatique» O. Jacob  B. CYRULNIK «L’ensorcellement du monde» O. Jacob  B. CYRULNIK «Sous le signe du lien» Hachette/Plurie

La Vision du Chien

Contrairement aux idées reçues, le chien ne voit pas en noir et blanc ! Le chien a une bien meilleure vision de nuit que l'homme, car, il possède une surface réfléchissante derrière la rétine, le Tapis, qui renvoie la  lumière et donne un effet d'yeux brillants dans l'obscurité. Il pourra distinguer une proie mouvante, comme son ancêtre le loup reconnu pour son  aptitude à la chasse nocturne.

 Détail de l'oeil

 Cependant, le chien est légèrement myope !

Son acuité visuelle est donc bien plus mauvaise que la nôtre : il ne voit les détails d'un objet que s'il est placé à moins de 50 cm. Il distingue mal les  couleurs : son spectre visuel va seulement du jaune au bleu.  La disposition des yeux à une place importante dans la vision du chien. Elle varie selon les races (un caniche a les yeux plus rapprochés qu'un  lévrier par exemple).  Les yeux du chien étant placés sur les côtés de la tête, il a une perception du relief plus limité que le chat ou l'homme qui ont une vision  binoculaire (les deux yeux placés frontalement).  Par contre sa vision est plus large, il perçoit mieux les mouvements de son maître lorsqu'il marche à ses côtés. Le champ de vision du chien est  d'environ 250 degrés.  A titre d'exemple, le cheval a des yeux placé latéralement, comme la plupart des herbivores. Cela lui permet d'avoir un champ de vision très large  (voire d'observer le cavalier sur son dos), bien utile pour repérer l'arriver d'un prédateur. Mais sa vision en relief est très limitée et elle est dirigée  vers le bas (herbe à pâturer), d'où le comportement caractéristique du cheval, qui lève la tête en l'air pour observer un objet droit devant lui.  Le lion, grand animal prédateur, a un champ de vision étroit et dirigé vers l'avant. La pupille des grands carnivore est ronde, contrairement à celle  de leurs proies (antilopes), qui est allongée.  Le lapin a une vision panoramique remarquable : une vision de 360° à l'horizontale mais aussi la capacité de voir au dessus de lui ! Sans bouger les  yeux, il voit venir le moindre danger.

En conclusion

La vision du chien est moins précise que celle de l'homme, à cause de son manque d'appréhension des couleurs et des détails. Mais la combinaison  de ses sens (sa vision globale associée à son excellente ouïe et à son odorat très développé) lui confère un statut de mammifère domestique très  appréciée par l'homme, qu'il dote de missions essentielles, comme le sauvetage et l'assistance dans des situations critiques.
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L’animal à l'air mal en point … C’EST UN MESSAGE : QUELQUE

CHOSE SE PASSE 

Le chien ou le chat sont particulièrement ritualisés dans leurs comportements du quotidien, souvent «réglés comme du papier à musique» pour réagir à nos emplois du temps qui dictent les leurs.  C’est d’ailleurs dans la « routine » que nos compagnons se sentent le mieux (surtout les plus sensibles) : c’est habituel donc prévisible, alors ça les rassure.  Au rythme de nos allées et venues, entièrement dépendant, le chien se fabrique un « catalogue de comportements canins » persos, tout organisé autour de nos activités humaines, professionnelles ou autres.  Idem pour le chat, même si celui-ci peut sortir parfois et donc être un peu plus libre.  Toute modification singulière des conduites de nos compagnons, de leur aspect physique et leur regard doit donc retenir l’attention du maître.

 Pour minimiser le stress inévitable des soins

 Habituer très tôt le jeune animal à être manipulé, brossé par différentes personnes, doucement avec des caresses, d’abord debout, puis couché. D’une voix enjouée obtenir gentiment son calme et prendre garde à ne pas lui faire vivre négativement tout contrôle régulier des yeux, oreilles, dents, pattes…obtenir progressivement sa docilité par terre pour ces soins, ensuite sur une table, et gratifier la docilité d’une petite friandise.      Familiariser très jeune, le chiot à la muselière, en la banalisant et gratifiant l’animal en mettant une gourmandise au fond. (On peut cependant s’y prendre de même avec un adulte, en la lui faisant porter de courts instants, sans raison ou en jouant avec lui, en le caressant)      Habituer également de manière ludique, le chiot ou le chaton à entrer, occuper et ressortir de sa boîte de transport, en y jouant avec lui par exemple. Ou bien la laisser ouverte près de son lieu de couchage pour qu’il la découvre par lui-même : cette boîte n’est ainsi plus associée d’avance à un fatal mauvais traitement.      Veiller à ce que la voiture soit associée aux sorties agréables comme la promenade pour le chien par exemple, et pas juste réservée aux visites chez le vétérinaire (c’est le cas pour certains gros chiens qui sortent peu ou toujours en balade « à patte » ou pour les chats et qui reconnaissent déjà le transport en voiture comme signe annonciateur de misères !)  Grâce à ces quelques apprentissages, les soins chez le vétérinaire seront déjà vécus un peu moins durement, parce que la détresse émotive ne naîtra pas d’avance. Monter sur la table d’examen, être manipulé, inspecté, porter sa muselière (si elle est nécessaire pour certains chiens)…tout cela ne sera pas forcément promesse de tourments, mais gestes anodins ou de bienveillance.  Lors de ces visites, l’animal perçoit très bien l’attention renforcée, l’inquiétude, les émotions négatives du maître, et il est évident que notre anxiété ne l’aide pas, bien au contraire.  Son bien être commande davantage une certaine neutralité de notre part. Inutile de vouloir le rassurer par exemple quand il tremble, ce qui aboutit à l’effet inverse, c'est-à-dire le conforter dans le fait qu’il a raison d’être effrayé ! Dans ces circonstances ou d’autres, nous aidons l’animal qui a peur si nous banalisons ce moment, et s’il ne rencontre rien d’autre que notre calme

ils ne sont pas à l’abri de nos problèmes !

Les chiens et les chats qui vivent étroitement avec les humains, se laissent imprégner telle une «éponge affective» . Émotionnelle ment en première ligne, ils partagent les tracas de leurs maîtres, leurs contrariétés et conflits, subissent leur méconnaissance des spécificités de l’espèce canine ou féline ainsi que leur anthropomorphisme. Nombre de leurs affections peuvent être les symptômes de difficultés d’adaptation, de dysfonctionnements de la relation homme/animal.  Le chien, animal social auquel des règles de vie claires et permanentes doivent être posées pour son confort relationnel, se voit souvent attribuer maladroitement les privilèges de la dominance par ses maîtres, qui prétendent ensuite exiger son obéissance. A cette place intenable, le chien déploie des comportements désordonnés en proie à des émotions contradictoires.  Or des émotions non ou mal gouvernées finissent toujours par provoquer des troubles métaboliques , et pour peu que ces émotions soient durables, ces troubles métaboliques finissent par provoquer des maladies organiques.  La peau semble le récepteur le plus sensible à ces modifications bio émotionnelles. Le tube digestif est lui aussi un excellent récepteur d’émotions…l’appareil urinaire…ainsi que le cœur .  Résultat, l’animal se gratte ou se lèche nerveusement, tousse, vomit, a la diarrhée, boîte ou bien tourne après sa queue, aboie, miaule, urine ou défèque (des selles moulées) dans la maison… Ces douleurs, lésions ou comportements altérés étant l’exact reflet des émotions ressenties.  Le chat plus indépendant que le chien arrive à prendre plus de distance face aux problèmes des humains, sauf s’il vit une relation symbiotique avec son maître.  Tzarine, chatte de la race «Sacré de Birmanie» vit seule avec Brigitte très angoissée qui la caresse ou la cajole de manière excessive. Elle se lèche certaines parties du corps et de la queue et ces léchages stéréotypés vont jusqu'à l’automutilation, laissant apparaître des plaques d'alopécie.  Malgré plusieurs traitements dermatologistes ordonnés par le vétérinaire, elle n’est pas guérie. Dès son retour du travail, plus Brigitte «chouchoute» et inspecte le pelage de la chatte, et plus la Birmane se mutile.  Le toilettage a normalement chez le félin une fonction anxiolytique. Dans le cas d’angoisse vécue par l’animal, ce toilettage outrancier devient une activité de substitution pour se calmer. Les caresses excessives de Brigitte, ainsi que les attentions et les contrôles anxieux du poil de la chatte, perpétuent son comportement de léchage.  Certaines affections peuvent aussi survenir en réaction aux problèmes personnels de membres de la famille (divorce, conflit momentané ou autre choc intra familial, déménagement, etc)  Problèmes qui ne sont pas vécus « pour eux même » par l’animal, car ça n’est pas tant le caractère heureux ou malheureux du changement de vie qui est en cause, mais plutôt le sentiment d’insécurité qu’il engendre.  Parce qu’un animal familier ne peut pas être considéré indépendamment de ses relations avec ses maîtres, face à la maladie de son compagnon, tout propriétaire devrait re-situer cette «plainte» dans son système relationnel, en se posant quelques questions     Qu’est-ce qui a changé dans l’environnement perceptif de mon chien ou de mon chat ?      N’y a-t-il pas actuellement un problème personnel ou familial qui me fait réagir différemment face à lui ?      Quelle est mon attitude envers mon animal ? Ne suis-je pas trop anxieux pour lui ?      Mon attachement pour lui n’est-il pas excessif, est-ce que je ne le cajole pas trop ? Ne me suis-je pas appuyé sur l’entretien et le maintien de cet attachement qui ne le laisse pas devenir plus autonome et équilibré ?      Est-ce que je ne projette pas sur lui des désirs inconscients, des fantasmes qu’un animal ne peut ni réaliser ni assumer ? Ceux-ci influencent la manière d’être avec le chien (ou le chat) et interfèrent sur les affects et la santé de ce dernier.

Comment pourraient-ils comprendre ?

Les visites chez ce praticien n’enchantent pas nos compagnons. Nous voulons les voir guérir, mais ils n’ont aucune possibilité de comprendre le sens d’interventions médicales parfois douloureuses. Comment un animal pourrait-il comprendre que subir des soins déplaisants soit en réalité pour son bien ?  Ils sont peu coopératifs pour certains, et on les comprend !  Ils n’aiment pas qu’on les attache, les muselle, les immobilise écrasés sur une table, les pique ou leur enfonce instruments ou produits dans les orifices naturels, etc…-idem pour les êtres humains d’ailleurs, bien qu’ils aient pourtant la capacité de s’expliquer ces nécessités- !  Les animaux eux, vivent toute cette sollicitude comme une atteinte à leur intégrité physique, à leur bien-être.  Dès leur plus jeune âge, quelques apprentissages appropriés pourront les aider à mieux tolérer les soins de notre part, comme à mieux vivre ces passages obligés (vaccinations, détartrages) dans ce lieu aux odeurs fortes et non familières.
La vision du chien est moins précise que celle de l'homme, à cause de son manque d'appréhension des couleurs et des détails. Mais la combinaison de ses sens (sa vision globale associée à son excellente ouïe et à son odorat très développé) lui confère un statut de mammifère domestique très appréciée par l'homme, qu'il dote de missions essentielles, comme le sauvetage et l'assistance dans des situations critiques.